ACCUEIL

Consignes aux
auteurs et coordonnateurs
Nos règles d'éthique
Autres revues >>

Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris

0037-8984
Vous êtes sur le site des articles parus entre 2010 et 2015 :
» Accédez aux articles parus depuis 2016 «
 

 ARTICLE VOL 22/1-2 - 2010  - pp.74-83  - doi:10.1007/s13219-010-0006-y
TITRE
Biologie et coutumes funéraires. Les établissements hospitaliers du Moyen Âge et de l’époque moderne: état d’une recherche en cours

TITLE
Biology and funerary practises. Hospitals from the Middle Ages and modern times

RÉSUMÉ

Au Moyen Âge, les établissements hospitaliers importants possédaient souvent leur propre cimetière ou du moins un espace réservé au sein du cimetière paroissial. De récentes campagnes de fouilles ont permis la mise au jour de plusieurs d’entre eux. Notre étude a porté sur quatre sites (Troyes, Reims, Verdun et Épinal). La comparaison des profils de mortalité établis pour les sujets issus des sépultures individuelles montre un même déficit en enfants de moins de cinq ans et une allure générale de la courbe comparable pour les sujets immatures entre 5 et 20 ans et différente d’un profil de mortalité théorique. Troyes, Verdun et Épinal ont également livré des sépultures multiples, ces dernières pouvant témoigner de crises de mortalité par épidémie et par conséquent de la participation des hôpitaux à une certaine politique sanitaire. L’analyse du « recrutement » de ces sépultures pour Troyes et Verdun a permis de proposer différentes hypothèses permettant d’interpréter une surmortalité mais aussi de constater là encore plusieurs similitudes entre ces différents ensembles, quel que soit l’agent pathogène responsable ou l’époque considérée (insertion de ces tombes parmi les sépultures individuelles, fosses larges, organisation rigoureuse des dépôts, etc.). En s’appuyant sur les données relatives aux populations archéologiques, ces premiers résultats nous permettent de préciser le rôle de ces établissements hospitaliers et de les discuter en regard des travaux réalisés par les historiens.



ABSTRACT

During the Middle Ages important hospitals often had their own cemetery or, at least, a reserved area within the parish graveyard. Recent excavations have brought several such cemeteries to light and four sites (Troyes, Reims, Verdun and Épinal) have been studied. The comparison of mortality profiles established for subjects from individual graves shows the same under-representation of children under five. The general indications for immature subjects between 5 and 20 years is similar and different to that of a theoretical mortality profile. Multiple burials were found at Troyes, Verdun and Épinal and can attest epidemic mortality crises at these sites, thus showing, to a certain degree, the role of hospitals in health and sanitation practices. The analysis of the ’selection’ of these burials, at Troyes and Verdun, resulted in the proposition of different hypotheses to explain a higher mortality, but also admit several similarities between the different funerary groups, whatever the pathogen responsible for the period (insertion of these burials among the individual graves, large pits, rigourously organised deposits, etc.). With the support of data relating to archæological populations, preliminary results allow a more precise understanding of the role of such ‘hospitals’ and a discussion of that role with regard to the work previously carried out by historians.



AUTEUR(S)
H. RÉVEILLAS, D. CASTEX

Reçu le 2 juin 2009.    Accepté le 23 octobre 2009.

MOTS-CLÉS
Cimetière, Hôpital, Archéoanthropologie, Crise de mortalité, Moyen Âge, Époque moderne

KEYWORDS
Cemetery, Hospital, Archæo-anthropology, Mortality crisis, Middle Ages, Modern times

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

 PRIX
GRATUIT
   
ACCÉDER A L'ARTICLE COMPLET  (1,3 Mo)



Mot de passe oublié ?

ABONNEZ-VOUS !

CONTACTS
Comité de
rédaction
Conditions
générales de vente

 English version >> 
Lavoisier