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Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris

0037-8984
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 ARTICLE VOL 22/3-4 - 2010  - pp.108-116  - doi:10.1007/s13219-010-0011-1
TITRE
François Twiesselmann, Lila Defrise et André Leguebe: acteurs de l’émergence et du développement de l’anthropobiologie à l’Institut royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB) entre 1936 et 1989

TITLE
François Twiesselmann, Lila Defrise and André Leguebe: the establishment of anthropobiology at the Royal Belgian Institute of Natural Sciences between 1936 and 1989

RÉSUMÉ

L’Institut (ou Musée) royal des Sciences naturelles de Belgique (IRSNB), fondé en 1846, compte parmi ses départements une « section d’anthropologie et préhistoire ». De 1936 à 1975, F. Twiesselmann, médecin, anatomiste, embryologiste, généticien et paléoanthropologue, s’est attaché à réanimer et à développer cette section du musée qui avait été richement dotée par les fouilles et les travaux d’Édouard Dupont, un des directeurs de l’IRSNB à qui on doit la découverte de la mâchoire néandertalienne de La Naulette (1866). Dans la mesure des moyens dont il disposait, F. Twiesselmann a constamment manifesté une double préoccupation. D’abord, il souhaitait préserver des rapports aussi étroits que possible entre anthropologie et préhistoire, disciplines si différentes par leurs techniques, mais si proches par leur objet. En outre, il était très attaché à l’idée que l’étude des populations anciennes ne pouvait progresser que si elle était fondée sur une meilleure connaissance de la dynamique des populations actuelles. F. Twiesselmann s’est assuré la collaboration d’une mathématicienne, E. Defrise-Gussenhoven, dont les recherches contribueront à appuyer l’interprétation des données biométriques récoltées par Twiesselmann et les chercheurs de son laboratoire. En 1959, A. Leguebe, biochimiste de formation, est rattaché à la section. Après le départ à la retraite de F. Twiesselmann, il en assurera la direction de 1976 à 1989. Les activités d’A. Leguebe couvrent un très vaste champ, et ses intérêts méthodologiques l’ont conduit à développer et à appliquer des méthodes statistiques de pointe. « L’anthropologie est l’étude de la variabilité humaine dans le temps et dans l’espace ». F. Twiesselmann, E. Defrise et A. Leguebe ont appliqué et développé en précurseurs la définition de cette science pluridisciplinaire qu’on appelle « Anthropologie biologique ».



ABSTRACT

The Royal Belgian Institute (or Museum) of Natural Sciences (RBINS), founded in 1846, can boast among its various departments an “Anthropology and Prehistory” section. From 1936 to 1975, François Twiesselmann, physician, anatomist, embryologist, geneticist and paleoanthropologist, invested his energy in revitalizing and developing the Museum’s department of Anthropology and Prehistory, which was richly endowed with the work of and collections from archaeological excavations led by Edouard Dupont, one of the Institute’s directors and to whom we owe the discovery of the Neanderthal jaw of La Naulette (1866). Within the constraints and means of his post as director, Twiesselmann always kept in mind a double objective. Indeed, although anthropology and prehistory are very different disciplines as far as techniques are concerned, he endeavoured to build as close a relationship as possible between them, mainly because of their shared common objectives. Furthermore, he favoured the idea that the study of ancient populations would only progress if it were based on a better knowledge of current population dynamics. With this purpose in mind, Twiesselmann was able to ensure the collaboration of mathematician E. Defrise-Gussenhoven, whose research would underpin the understanding of the biometric data gathered by Twiesselmann and his laboratory’s researchers. In 1959, biochemist André Leguebe joined the section. Following Twiesselmann’s retirement, he became head of the section from 1976 to 1989. Leguebe undertook a broad range of activities but his special interest in methodology lead him to develop and apply the most modern statistical techniques: “anthropology is the study of human variability over time and space”. Through their efforts, Twiesselmann, Defrise and Leguebe were remarkable forerunners in the application and development of that multidisciplinary science termed “anthropobiology”.



AUTEUR(S)
R. ORBAN

Reçu le 7 juillet 2009.    Accepté le 2 mars 2010.

MOTS-CLÉS
Histoire des sciences, Anthropologie biologique, Belgique

KEYWORDS
History of science, Anthropobiology, Belgium

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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