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Bulletins et Mémoires de la Société d’Anthropologie de Paris

0037-8984
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 ARTICLE VOL 22/3-4 - 2010  - pp.145-156  - doi:10.1007/s13219-010-0012-4
TITRE
Pourquoi fouiller des dépôts funéraires pillés ? Deux exemples et quelques réponses de Keushu (Ancash, Pérou)

TITLE
Why dig looted tombs? Two examples and some answers from Keushu (Ancash highlands, Peru)

RÉSUMÉ

Le pillage de sépultures des sites archéologiques andins est principalement le résultat d’une longue tradition dans le commerce d’antiquités associé à la politique du XVIIe siècle « d’extirper les idolâtries » en luttant contre le culte des ancêtres et en détruisant les dépôts mortuaires. En surface, ces dépôts funéraires présentent souvent d’abondants restes désarticulés et déplacés et une absence apparente de mobilier funéraire. Quelles informations peuvent espérer obtenir de ces contextes les chercheurs ? Dans le but de mesurer les possibilités méthodologiques et les limites interprétatives des études centrées sur ce genre de contexte, nous avons fouillé deux tombes plurielles dans le site de Keushu (district et province de Yungay, Ancash, Pérou; c. 2000 avant J.-C. à 1600 après J.-C.), riche de plusieurs dizaines de sépultures, souvent construites en abri-sousroche, et toutes apparemment perturbées par du pillage récent. Le premier dépôt funéraire, dans le secteur cérémoniel, a fourni des informations sur quatre individus. Le deuxième, dans le secteur résidentiel et mortuaire, renfermait 70 sujets (adultes et immatures). Ici, nous présentons et discutons les données recueillies, et nous suggérons que des fouilles conjointes entre des archéologues et des anthropologues peuvent, à la fois, permettre de déceler les traces de pratiques funéraires, caractériser biologiquement les populations passées et aider à différencier les processus postdépositionnels ainsi que les diverses pratiques de pillage.



ABSTRACT

Looted tombs at Andean archaeological sites are largely the result of a long tradition of trade in archaeological artefacts coupled with the 17th century policy of eradicating ancestor veneration and destroying mortuary evidence in a bid to “extirpate idolatry”. On the surface, looted funerary contexts often present abundant disarticulated and displaced human remains as well as an apparent absence of mortuary accoutrements. What kind of information can archaeologists and biological anthropologists hope to gather from such contexts? In order to gauge the methodological possibilities and interpretative limitations of targeting looted tombs, we fully excavated two collective funerary contexts at the archaeological site of Keushu (district and province of Yungay, Ancash, Peru; c. 2000 B.C.-A.D. 1600), which includes several dozen tombs, many built under large boulders or rock shelters, all of which appear disturbed by looting. The first is located in the ceremonial sector and excavation yielded information on four individuals; the second, in the funerary and residential sector, held the remains of seventy individuals - adults and juveniles. Here, we present and discuss the recovered data and suggest that careful, joint excavations by archaeologists and biological anthropologists can retrieve evidence of past mortuary practices, aid the biological characterisation of mortuary populations and help distinguish between a broad range of looting practices and post-depositional processes.



AUTEUR(S)
K. GERDAU-RADONIC, A. HERRERA

Reçu le 3 juin 2009.    Accepté le 8 février 2010.

MOTS-CLÉS
Archéologie, Andes, Pratique funéraire, Tombe collective, Pillage

KEYWORDS
Archaeology, Andes, Mortuary practice, Collective tomb, Looting

LANGUE DE L'ARTICLE
Français

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